21/09/2009

Le monde de l’enseignement est en ébullition

cdh_bannerMadame Marie-Dominique SIMONET,Ministre de l’Enseignement obligatoire et de la Promotion sociale de la Communauté française.Madame, Monsieur,Depuis quelques jours, un débat a vu le jour à propos de la rencontre qui s’est tenue avec les acteurs de l’enseignement. Aussi, il me tient à coeur de vous informer plus amplement.Nul n’ignore aujourd’hui que nous traversons une crise très importante. Sans entrer dans le détail des chiffres, le simple passage d’une inflation estimée à 2,7 % (au moment de l’élaboration du budget en juin 2008) à 0 % (maintenant) et d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) estimée à + 1,2 % à - 3,8 % a fait chuter les recettes de la Communauté française de 611 millions. Il est dès lors indispensable, chez nous comme ailleurs, de faire des efforts budgétaires pour revenir à l’équilibre et mener des politiques nouvelles.Croire que cette situation n’était pas connue au moment de la constitution de ce nouveau gouvernement et n’a pas fait l’objet de longues discussions entre les futurs partenaires est faux.Suite aux nombreuses désinformations qui ont été relayées ces derniers jours, j’aimerais faire quelques mises au point nécessaires :1. L’enseignement a été largement protégé pendant les négociations pour éviter toute mesure budgétaire difficile.Les négociateurs, à la demande notamment du cdH, ont veillé à ce que l’enseignement soit le moins touché et que, notamment, les revalorisations des enseignants prévues ne soient pas remises en cause ni le refinancement obtenu par la Saint-Polycarpe. Par ailleurs, les quelques pistes d’économie évoquées doivent permettre de constituer des marges budgétaires qui ont été prévues pour permettre de mener des politiques nouvelles.Nous avons notamment voulu maintenir :•les 40 millions d’investissement dans l’encadrement différencié ;•la possibilité pour l’enseignement spécialisé d’utiliser 97 % de son capital-périodes plutôt que 95 % dont l’impact dépasse les 8 millions•1,2 million d’euros pour les mesures favorisant l’intégration d’enfants présentant des handicaps•l’encadrement différencié pour les CPMS pour un montant d’environ 3 millions ;•la création à terme de 200 postes de Conseillers en prévention dont coût 6,5 millions•les revalorisations prévues pour les enseignants•le financement de la Saint-Polycarpe•etc. Les engagements pris dans le cadre des différents accords sectoriels seront intégralement respectés, notamment le solde du plan de revalorisation des traitements et le maintien en l’état jusque 2011 inclus, du dispositif actuel des DPPR. Pour être tout à fait clair, tout membre du personnel qui remplira les conditions pour prendre une « DPPR 55 ans » en 2011 et qui en fera la demande l’obtiendra.2. L’harmonisation des plages horaires entre enseignants sans dépasser les maxima actuels est une piste de réflexion et non une décision.Il s’agit d’une piste évoquée pour permettre notamment une harmonisation de la charge des enseignants ; certains prestant 22h et d’autres 20h en classe. Il est évident que d’autres pistes peuvent être évoquées ou décidées pour peu que globalement l’on puisse arriver à des efforts budgétaires comparables.C’est en cela que j’avais préféré jouer la carte de la concertation et de la transparence pour discuter des diverses pistes avec les acteurs et non sans eux, comme je m’y étais engagée.3. Les idées d’économie citées sont celles évoquées par les partenaires du gouvernement depuis juillet.L’ensemble des pistes d’économies relatives aux matières régionales et communautaires, dont les pistes relatives à l’harmonisation de la plage horaire des enseignants, ont été évoquées et précisées par écrit dans un document établi par les partenaires du gouvernement en vue de préparer le conclave budgétaire et l’établissement de la trajectoire budgétaire pluriannuelle de la Communauté française et de la Région wallonne.Désignée par la suite Ministre de l’Enseignement et ayant hérité du cadre tracé par les négociateurs de l’olivier, je me devais de tester ces différentes possibilités de manière transparente et responsable avec les principaux acteurs de l’enseignement.Il a été trop souvent reproché ces dernières années au politique, et ce particulièrement en matière d’enseignement, de placer les acteurs « au pied du mur » et devant « des faits accomplis ». C’est pourquoi, j’ai choisi de rencontrer tant l’ensemble des organisations syndicales d’enseignement que l’ensemble des organes de représentation et de coordination des Pouvoirs Organisateurs afin de leur faire part des répercussions sur les moyens de la Communauté française de la crise économique que traverse la Belgique.En organisant ces réunions, l’objectif était donc double : informer comme il se doit, en priorité, les premiers intéressés et leur proposer de réfléchir pendant les quatre ou cinq prochains mois à la moins mauvaise manière de dégager les moyens nécessaires à la poursuite des politiques qui nous tiennent particulièrement à coeur. On peut penser notamment aux politiques de différenciation et de remédiation immédiate qui visent à donner à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale.J’ai bien évidemment la ferme intention de poursuivre le dialogue et de dégager avec ceux qui accepteront de le poursuivre, les meilleures solutions possibles pour faire face à la crise.En vous remerciant d’avance pour votre soutien, soyez assuré(e) que j’aborde ce défi avec modestie et enthousiasme.Cordialement.Marie-Dominique SIMONET

02:13 Écrit par Monique Willocq dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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