19/02/2009

Démenti de la ministre de l’Emploi

La Vice-Première ministre et ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, tient à démentir les propos qui lui sont attribués dans Het Laatste Nieuws. Elle n'a donné aucune interview à ce journal et n'a eu de conversation avec aucun journaliste de ce journal depuis plusieurs semaines. Jamais elle n'a par ailleurs dit qu’il n'y aurait « aucun argent pour Opel »! Il suffit de lire son interview dans l'Echo aujourd’hui pour lire le contraire : « Il ne faut pas rester les bras croisés face à Opel au niveau fédéral, la dernière chose c'est de communautariser la crise. Certes, elle touche aujourd'hui de plein fouet la Flandre mais ce serait contraire à mes principes de ne pas mener une politique fédérale ». La phrase présentée comme venant de la ministre provient du titre d'un article d’un journal francophone (Sudpresse) qui n'est en rien une phrase de la ministre. En effet, répondant à quelques questions rapides d'un journaliste de Sudpresse hier, elle avait détaillé toutes les mesures nouvelles votées hier prises en cas de restructurations et proposé quelques pistes nouvelles pour l'emploi et notamment pour anticiper d'éventuelles décisions de restructurations telles que Opel ou autre.Elle a notamment répondu à une question sur la possibilité pour l'Etat fédéral d'entrer dans le capital de la société Opel, en mentionnant qu'il s'agissait d'une compétence régionale et que l'Etat fédéral n'avait pas comme politique en général d'entrer dans le capital de sociétés privées. Sans plus. La ministre de l'Emploi n'a jamais exclu aucune piste et s'investit dans la prise de mesures importantes pour anticiper les problèmes de l'emploi et en a déjà fait adopter un grand nombre dans le Plan de relance, notamment en ce qui concerne les restructurations. Elle estime que des mesures complémentaires seront nécessaires et qu'il faut en discuter en lien avec les Régions. Joëlle Milquet est très préoccupée par la situation d'Opel et a déjà exprimé sa volonté de participer à une Task Force pour préparer la manière dont les niveaux de pouvoir peuvent réagir ensemble et intervenir dans ce dossier en totale coordination. Des contacts ont d'ailleurs lieu ce jour. Aucune piste ne doit être rejetée et le gouvernement fédéral n'a jamais encore pris de décision dans un sens ou dans l'autre dans ce dossier.Par ailleurs, la ministre de l’Emploi rappelle qu’un grand nombre de mesures a déjà été pris afin de diminuer le coût du travail, notamment dans le secteur de l’assemblage industriel.En effet, en 2007, les subsides salariaux pour le travail de nuit et en équipe ont permis d’abaisser de 2,2 % la masse salariale dans le secteur automobile. L’objectif était donc d’abaisser le coût du travail et de préserver la compétitivité des sites d’assemblage installés en Belgique.En exécution de l’Accord interprofessionnel, la ministre a inclus dans le Plan de relance un renforcement de cette mesure. L’exonération des primes pour le travail en équipe et de nuit sera graduellement augmentée de 10,7% à 15,6% et outre cela, le non-versement du précompte professionnel passera progressivement de 0,25% à 1%. Tous secteurs confondus, ces mesures représentent un montant global de près d’un milliard d’euros en 2010. Le secteur automobile en sera le principal bénéficiaire, ce qui réduira encore les coûts salariaux dans le secteur.Grâce aux récentes mesures en matière de restructurations, les travailleurs temporaires et intérimaires pourront désormais bénéficier de l’aide apportée par les cellules pour l’emploi ainsi que de l’accès à l’outplacement.Par ailleurs, les articles du projet de la loi de relance économique approuvés hier en Commission des Affaires sociales visent essentiellement à étendre les règles de la gestion active à toutes les restructurations et à en faire bénéficier tous les travailleurs, quel que soit leur âge.Si les conditions s’avéraient remplies, une intervention financière du Fonds européen d’Ajustement à la Mondialisation qui vise à apporter un soutien temporaire et financier aux travailleurs licenciés pourrait en outre être sollicitée. Ce Fonds permet de financer des initiatives de reconversion professionnelle et de validation des compétences ou encore par exemple des aides à monter sa propre entreprise.

12:50 Écrit par Monique Willocq dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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