05/11/2008

L’ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE PAR LES ASSOCIATIONS D’AIDE AUX PERSONNES SANS-ABRI

Groupe cdH du PW « L’ACCUEIL DES DEMANDEURS D’ASILE PAR LES ASSOCIATIONS D’AIDE AUX PERSONNES SANS-ABRI » Question orale de Madame Monique WILLOCQ à Monsieur le Ministre Didier DONFUT 3 novembre 2008:Monsieur le Président,Monsieur le Ministre,Chers Collègues,La semaine dernière, était relaté dans la presse le manque toujours plus criant de places disponibles dans les structures d’accueil pour personnes sans-abri.En effet, le manque de places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile pousserait les autorités à réorienter ces personnes vers des centres d’accueil régionaux dont la mission première est pourtant de prendre en charge les SDF. Ce problème doit être pris au sérieux, d’autant plus que l’hiver approche, que les personnes sans-abri ont besoin d’un toit pour se réchauffer et que les étrangers qui viennent frapper à la porte de ces centres sont bien souvent accompagnés de leur famille et donc d’enfants en bas âge !L’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile distribuerait ainsi l’adresse d’associations venant généralement en aide aux sans-abri à des demandeurs d’asile qui cherchent à se loger, ceci alors même qu’il n’y a pas d’accord avec Fedasil pour mettre des places à disposition. Pour certains, par ces agissements, le service fédéral se décharge de sa mission sur des services d’aide régionaux qui n’ont pourtant déjà pas beaucoup de moyens pour effectuer au jour le jour leur travail social avec les sans-abri. On a beaucoup parlé d’associations bruxelloises victimes du problème. Est-ce que les associations actives sur le territoire wallon vivent et ressentent également cette réalité ? Il existe en Région wallonne environ 1970 places d'accueil disponibles, réparties selon les structures maisons d'accueil, maisons de vie communautaire, maisons de type familiale, et enfin, abris de nuit. Monsieur le Ministre peut-il me dire si ce manque de places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile va avoir des répercussions sur la qualité de l’accueil aux sans-abri dans les structures wallonnes ?Depuis octobre 2005, les plans hivers sont activés par chaque relais social de Wallonie à l'approche de l'hiver et jusqu'au 30 mars. Ces plans hivers engendrent déjà une mobilisation de lits supplémentaires, mais aussi une circulation plus importante de l'information entre les opérateurs pour définir les besoins et y répondre de la manière la plus adaptée. La nouvelle donne, à savoir le fait que des demandeurs d’asile viennent aussi demander de l’aide, va-t-elle avoir un impact sur la gestion des plans hivers pour cette année ?Je vous remercie.Monique WILLOCQ,Députée wallon

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