28/07/2008

Démocratisation de l’Enseignement supérieur et promotion de la réussite

photosimonetlittleDémocratisation de l’Enseignement supérieur et promotion de la réussite Sur proposition de la Ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Dominique SIMONET, le Parlement de la Communauté française a approuvé ce jeudi 17 juillet en séance plénière le décret démocratisant l’enseignement supérieur, œuvrant à la promotion de la réussite des étudiants et créant l’Observatoire de l’Enseignement supérieur. Ce décret fait suite à un accord signé le 3 mai 2005 entre la FEF et la Ministre définissant toute une série de propositions en vue de démocratiser l’enseignement supérieur, dont notamment la promotion de la réussite. Aujourd’hui, seuls 45% des étudiants qui accèdent pour la 1ère fois à l’enseignement supérieur réussissent leur 1ère année.Pour pallier ce déficit, le présent décret prévoit la création d’un service d’aide à la réussite au sein de chaque Haute Ecole. Ce service mettra à disposition des outils d'auto-évaluation et de services des conseils permettant de déceler les compétences ou les lacunes éventuelles des étudiants;Les Hautes Ecoles devront consacrer à l'aide à la réussite des étudiants, pour les étudiants de première génération qu'elles accueillent, un montant compris entre 1 et 3% de l'allocation annuelle globale dont elles bénéficient.Sans que la liste soit exhaustive, l’aide à la réussite doit reprendre notamment les mesures obligatoires suivantes :- la création d’un service d’aide à la réussite au sein de chaque Haute Ecole ou de plusieurs ensembles. Le Gouvernement dégage, pour financer ces services, l’équivalent de 2,3 millions d’euros en 2008, montant qui sera porté à 3,3 millions d’euros en 2009 à raison d’un minimum de 75 % en dépense de personnel. - une obligation pour les établissements de consacrer prioritairement à l'aide à la réussite des étudiants, pour les étudiants de première génération qu'elles accueillent, un montant correspondant de un à trois pour cent de l'allocation annuelle globale dont elles bénéficient. Le Gouvernement fixe ce pourcentage dans les limites budgétaires disponibles qui par défaut, est de un pour cent. - la définition d’une liste non exhaustive d’actions dont certaines sont obligatoires à mener dans les Hautes Ecoles à l’instar de ce qui existe dans les Universités et prévoit la collaboration avec un centre de didactique d’une Académie universitaire. - la généralisation du tutorat en mettant en œuvre un système où les tuteurs seront défrayés forfaitairement et instaure l’évaluation des enseignements tous les deux ans. - l’introduction de l’obligation pour tous les établissements d’Enseignement supérieur de mettre à disposition les supports écrits à destination des étudiants de 1er bachelier dans un délai spécifique de 20 jours ouvrables après la rentrée académique ; - l’introduction, à l’attention des étudiants de 1ère année, de l’obligation pour les autorités des Hautes Ecoles de dispenser, avant la fin du 1 quadrimestre, un cycle de formation obligatoire visant à développer chez tous ces étudiants des compétences de base minimales et de favoriser le développement d’outils et de méthodes de travail permettant d’appréhender les études supérieures avec un maximum de chances de réussite. - l’instauration pour l’étudiant de 1ère génération qui est en situation d’échec à l’issue du premier quadrimestre, l’obligation de se voir proposer une charte d’engagement par la Haute Ecole, où tant celle-ci que l’étudiant s’engage à mettre tous les moyens en œuvre pour favoriser la réussite. Des promoteurs de la réussite attachés au service d’aide à la réussite sont chargés des entretiens et de la conclusion de ces chartes.Ce décret crée également un Observatoire de l’Enseignement supérieur qui sera chargé d’assurer le monitoring de notre enseignement supérieur et de produire des outils d’analyse, des rapports scientifiques sur l’évolution de la population étudiante et des indicateurs quotidiens d’une série de paramètres dont, entre autres, le taux de réussite.Enfin, le présent décret définit plus strictement la publicité autorisée dans l’Enseignement supérieur notamment en interdisant la publicité radiophonique et télévisuelle, en limitant les dépenses en la matière, en instaurant un contrôle renforcé ainsi qu’une charte de bonne pratique. L’objectif est d’éviter que la publicité prime au moment du choix des études supérieures.Pour Marie-Dominique SIMONET, le trop faible taux de réussite en 1ère année montre à lui seul l’importance et l’urgence d’une action déterminée en faveur de la promotion de la réussite. Ce décret et les moyens qui y sont affectés marquent une étape essentielle sur le chemin de la démocratisation et de la réussite. Enfin, il traduit une demande très forte des intervenants directement concernés : les étudiants, les directions, les enseignants et les syndicats.

22:06 Écrit par Monique Willocq dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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