28/05/2008

Le congé mi-temps pour raisons médicales des membres du personnel enseignant.

Question orale adressée à Monsieur le Ministre Ch.Dupont par Madame M.Willocq.Objet : Le congé mi-temps pour raisons médicales des membres du personnel enseignant.Monsieur le Ministre,Un membre du personnel enseignant peut, dans le cadre de la législation actuelle, obtenir, si son état de santé l’y contraint, trois mois de congé mi-temps pour raisons médicales sur une période de 10 ans.Pour certains membres du personnel, que la faculté déclare apte au travail mais à mi-temps, cette disposition n’est pas satisfaisante. Ils risquent fort de se voir contraints à la pension anticipée si leur maladie n’évolue pas favorablement.Ne serait-il pas opportun d’assouplir.Lorsqu’un membre du personnel est déclaré apte à mi-temps pour une durée indéterminée, l’AWIPH ou son correspondant bruxellois (selon le cas) ne pourrait-elle pas prendre en charge l’autre mi-temps ?Au moment où notre enseignement commence à ressentir une certaine pénurie d’enseignants, cette proposition aurait l’avantage de garder dans les classes des personnes qui le souhaitent mais qui ne peuvent plus assumer la totalité de leur charge.Que pensez-vous de cette proposition ? Avez-vous déjà eu des contacts à ce sujet avec vos collègues régionaux ?D’avance, je vous remercie pour votre réponse. Monique WillocqRéponse de Monsieur le Ministre Christian DUPONT à la question parlementaire de Madame la Députée Monique Willocq.Madame la Députée,La problématique que vous soulevez dans votre question, bien quelle concerne (et c’est heureux ) un nombre limité de membres du personnel, est bien réelle.La Ministre-Présidente, Marie ARENA, avait été interpellée à différentes reprises par des enseignants qui se trouvaient dans la situation que vous décrivez et avait initié une réflexion à cet égard.En effet, si la possibilité d’obtenir un congé de mi-temps pour raisons médicales répond déjà efficacement à un certain nombre de cas, il n’en reste pas moins que la situation statutaire de personnes qui ont le malheur de souffrir d’une maladie de longue durée et fortement incapacitante, reste difficile.Il s’agit de personnes qui souhaitent continuer à travailler et restent motivées par l’enseignement malgré leurs difficultés de santé et pour lesquelles les statuts actuels ne permettent pas d’offrir une solution adaptée à chaque cas .C’est pourquoi, dès le mois de janvier 2008, la Ministre-Présidente avait sollicité de son administration que des concertations se déroulent avec l’AWIPH et son correspondant Bruxellois afin que des mesures soient proposées en vue de mieux appréhender ce type de situation en intégrant les modalités d’aide proposées par l’AWIPH.Je soutiens cette initiative et je ne manquerai pas de revenir vers vous, dès que l’analyse des différentes possibilités sera terminée.Toutefois et dans l’attente de la concrétisation de cette initiative, à chaque fois qu’une demande d’aide m’est adressée par un membre du personnel de l’enseignement, cette demande fait l’objet d’une analyse par mon administration afin d’informer l’intéressé et lui proposer les solutions statutaires actuelles les mieux adaptées à sa situation.Pour conclure, je resterai très attentif à cette problématique afin de permettre à des gens, motivés et qui souhaitent poursuivre leur carrière, de continuer à travailler ce qui, outre l’aspect financier, est moralement extrêmement important pour eux, dans les moments difficiles qu’ils tentent des surmontés avec courage.J’espère, Madame la députée, vous avoir éclairé quant à la problématique évoquée.

Les commentaires sont fermés.